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Editions Clovis : Nos dernières sorties

Editions Clovis : Nos dernières parutions

LE VRAI VISAGE DE LUTHER

Abbé Jean-Michel Gleize

A l'occasion du cinq-centième anniversaire de la réforme protestante, le pape François a tenu à s'associer, le 31 octobre 2016, à la célébration officielle organisée en Suède par la Fédération luthérienne mondiale. Et ce, après avoir déclaré quelques mois auparavant que "Luther ne s'est pas trompé". Luther, pourtant excommunié en 1520 par un prédécesseur de François, serait-il donc aujourd'hui réhabilité ? Le pape Léon X aurait-il eu tort de le déclarer hérétique dans la bulle Exsurge Domine ? Catholiques et protestants seraient-ils aujourd'hui d'accord sur l'essentiel ? Faudrait-il revisiter l'histoire du luthéranisme ? Autant de questions qui ne peuvent manquer de se poser à la conscience des fidèles de l'Eglise catholique.

C'est pour les aider à y répondre que ce livre examine à nouveau l'histoire et les points principaux du luthéranisme. Loin de la légende et de la mystification idéologique, le vrai visage de Luther se révèle de lui-même, à travers les pièces d'un dossier inattendu.

12 €


ILS L'ONT DÉCOURONNÉ

Mgr Marcel Lefebvre

Les années 1960-1970 représentent un tournant majeur, dans l'Eglise aux XXe siècle. Les catéchismes sont mis au goût du jour, les soutanes jetées aux orties, les messes dites en français… Au-delà apparaît un changement plus radical dans la façon d’aborder deux choses : les autres religions et le pouvoir politique.

Les autres religions étaient jusqu’alors considérées comme des voies égarant hors du salut. L’État devait se proclamer catholique, s’associer à l’Église en gardant son autonomie, et interdire - sauf si les circonstances conseillaient une tolérance contraire - l’exercice public de toute religion autre que celle de Jésus-Christ. Tel était l’enseignement de l’Église, depuis sa fondation jusqu’à Pie XII. Telle était la pratique de la royauté française, sous l’ancien Régime.

Cependant, influencés par une théologie imprégnée des philosophies modernes, les papes, ayant décidé de ne pas faire jouer le privilège de leur infaillibilité, font demi-tour lors du concile Vatican II. Les fausses religions sont désormais regardées favorablement. On proclame pour elles un droit à la liberté de culte. Rome presse les chefs d’États chrétiens de laïciser leurs constitutions. Ce qui était dénoncé devient enseigné. Et quiconque reste attaché à la doctrine de toujours devient suspecté, voire condamné.

Mgr Marcel Lefebvre (1905-1991) a préféré garder la doctrine traditionnelle, quitte à subir des blâmes incessants. Ce prélat, auquel l’Église avait confié de très grandes responsabilités, s’est même résolu à fonder une société de prêtres pour maintenir un sacerdoce fidèle.

Dans les entretiens que voici, il dénoue le nœud de la crise actuelle. Fort de la parole de Jésus-Christ et de la papauté de vingt siècles, il aborde avec clarté et énergie les thèmes de la vérité, de la liberté, de la démocratie et de la Révolution.

22 €


GABRIEL GARCIA MORENO, LE HÉROS MARTYR

Père Augustin Berthe

Le 6 août 1875, Gabriel García Moreno, président de l’Équateur, est assassiné à la sortie de la messe par quatre hommes armés de sabres et de pistolets. Quels aspects de la personnalité de ce chef d’État ont bien pu provoquer cette haine meurtrière ?

Fils d’un marchand espagnol, García Moreno naît le 24 décembre 1821 à Guayaquil, principal port de commerce de la toute jeune république de l’Équateur. L’Amérique latine est alors déchirée par ses contradictions. Si le peuple est catholique, l’élite est, quant à elle, gagnée par les idées libérales des philosophes du XVIIIe siècle.

Enfant d’une nature timide, le jeune Gabriel devient un homme d’une remarquable force de caractère. Docteur en droit, brillant avocat et redoutable polémiste, García Moreno est promis à une belle carrière. Fuyant un pays miné par les luttes intestines, il s’exile quelques années en Europe. Retrouvant à Paris la piété de son enfance, il revient dans sa patrie avec l’intime conviction que «l’Équateur ne trouvera la paix que si ses institutions démocratiques sont soumises à la souveraineté du Christ

Élu sénateur, puis président de la République une première fois en 1859, il doit faire face à la guerre civile. Il rétablit la paix puis un début de prospérité économique après trente années de ruine. Il est réélu par une quasi-unanimité des voix du Congrès en 1869. Il annonce alors la promulgation d’une nouvelle constitution faisant du catholicisme la religion officielle de l’État. Désormais les lois du pays devront être conformes à la doctrine sociale de l’Église. Il consacre officiellement son pays au Sacré-Coeur en 1873. En quelques années, le visage de l’Équateur sera radicalement transformé - en bien - au grand dam des ennemis de l’Église.

Ces derniers n’ont de cesse de comploter sa chute politique. Craignant de le voir réélu une troisième fois, ils décident de porter un coup fatal contre celui qui incarne l’exemple vivant d’un chef d’État authentiquement chrétien.

22 €


PIE IX FACE À LA MODERNITÉ

Yves Chiron

Il n’y a pas, au XIXe siècle, de pape dont l’influence aura été comparable à celle de Pie IX. Aujourd’hui encore, le monde catholique se ressent de son pontificat. Raconter la vie de ce pape, c’est aussi voir sous un nouveau jour l’Église et le monde à une époque charnière.

Giovanni Maria Mastai-Ferretti, né en 1792, ordonné prêtre en 1819, évêque en 1827, est devenu pape sous le nom de Pie IX en 1846. Dès le début de son pontificat, il lui faut faire face aux mouvements révolutionnaires et à l’unification en marche de l’Italie. Il est contraint de quitter Rome et de s’exiler pour Gaète ; il voit se rétrécir les États pontificaux.

C’est l’époque de la diffusion des idées modernes du libéralisme, du rationalisme, du socialisme. Le pape Mastai va immortaliser sa mémoire dans des documents qui se nomment par exemple l’encyclique Quanta Cura et le Syllabus. En 1869, des prélats du monde entier convergent vers Rome. Sous la direction de Pie IX, le premier concile du Vatican se réunit et proclame notamment le dogme de l’infaillibilité pontificale.

Cependant, le pape est d’abord le père spirituel de tous les fidèles de l’Église, et c’est à ce titre qu’il définit, dans des cérémonies dont Rome se souvient encore, le dogme de l’Immaculée conception. Le culte du Sacré-Coeur, les apparitions de Lourdes, le développement des missions dans le monde entier, resteront des points forts de son pontificat.

Qui fut Giovanni Maria Mastai-Ferretti, chef de l’Église catholique pendant 31 ans ? Ce livre décrit une époque, raconte une vie et surtout découvre une âme.


RUPTURE OU FIDÉLITÉ

Sœur Alice-Marie Puga

Le deuxième concile du Vatican (1962-1965) a donné à l’histoire de l’Église du XXe siècle sa note dominante, et projeté sur la vie des catholiques du monde entier le reflet de ses discussions. Or ce concile a engagé l’Église dans la voie du dialogue avec le monde moderne.

Les congrégations religieuses ont été, du coup, confrontées à des choix sans précédent. La société nouvelle, et les réponses nouvelles que l’Église lui donnait, tout cela a bouleversé les conceptions traditionnelles de la vie religieuse et de l’enseignement catholique. Les dominicaines enseignantes du Saint-Nom-de-Jésus, comme toutes les religieuses, n’ont pas pu rester à l’écart des réflexions que ces bouleversements suscitaient. Elles ont, de ce fait, écrit l’histoire de leur congrégation au sein de ce qu’on appelle la crise de l’Église.

Dans cette tourmente, leur mère générale a un jour adressé ces mots aux évêques : « Quand nous paraîtrons devant le Seigneur, je n’aurai à répondre que de moi, de mon gouvernement pendant cette époque déchirée et déchirante, et du service des âmes des enfants qui nous auront été confiées. J’aurai beau répondre que je n’ai volontairement sacrifié des âmes d’enfants que par obéissance à tel ou tel directeur diocésain, je n’en serai pas moins coupable et rien ni personne alors ne me viendra en aide pour justifier mes complicités… Malgré tout ce qui nous sépare, je vous redis, Excellence, ma volonté de ne servir que Jésus-Christ, même dans votre diocèse… Avec la certitude que le Seigneur qui a souffert et qui souffre en chacun de nous, par nous, avec nous et pour nous, est définitivement ressuscité, je prie pour que cette douloureuse passion que traverse l’Église à l’heure actuelle débouche sur la vie, la lumière et la vérité qui est le Seigneur Jésus-Christ. »

C’est l’écho de ce combat et de ce déchirement que les pages de ce livre voudraient faire entendre.

22 €